Comment laquer le bois ?
Tout dépend si vous voulez obtenir une très belle laque « à la chinoise » pour un meuble par exemple, ou si vous désirez laquer une grande surface sans rechercher la perfection.
Laquage à la chinoise :
Travaillez dans une pièce, à l’abri de la poussière, des courants d’air et dont la température est constante entre 18 et 20°.
Vous pouvez laquer aussi bien de l’aggloméré, du contreplaqué que des bois de toute essence.
- Donnez un petit coup de papier de verre n° 1, pour faire disparaître tous les petits poils de bois que vous voyez à la surface.
- Passez ensuite une couche d’impression glycérophtalique blanche pour nourrir le bois. Les bois tendres comme le sapin ou le contreplaqué boivent plus que les bois durs (le chêne par exemple). Il faut donc diluer la couche d’impression avec plus de white spirit pour les bois tendres.
- Lorsque la peinture est sèche, pour casser les petites barbes qui vont se redresser sous l’effet de la couche d’impression, passez un coup de papier de verre 00.
Dépoussiérez avec une balayette.
- Si la surface du bois n’est pas parfaite, rebouchez tous les montages collés, vissés et tous les trous avec de l’enduit que vous aurez serré au plâtre, c’est à dire dans lequel vous aurez ajouté du plâtre jusqu’à ce que vous ayez obtenu un enduit assez dur. N’ajoutez pas d’eau pour serrer l’enduit au plâtre, ajouter le plâtre en pluie, peu à peu à l’enduit déjà préparé.
Laissez sécher puis poncez, et si vous n’êtes pas complètement satisfait de votre travail, rebouchez encore une fois aux endroits qui ne le sont pas complètement avec de l’enduit serré au plâtre.
- Commencez à enduire : pour cela, choisissez un enduit vinylique maigre. Vous le poserez avec un couteau à enduire dont le diamètre varie suivant la surface à enduire.
Si vous êtes débutant, ne prenez pas un couteau trop large, il est beaucoup plus facile d’enduire avec un couteau de dimension moyenne (12 à 14 cm).
Enduisez toute la surface, une première fois dans le sens de la longueur et en recouvrant toujours parfaitement à chaque passe, sans laisser d’intervalle ; laissez sécher, poncez et dépoussiérez.
Passez ensuite la seconde couche d’enduit dans le sens de la largeur, de la même façon (c’est à dire sans jamais laisser d’intervalle) puis laissez sécher, poncez et dépoussiérez.
- Passez la sous couche glycérophtalique que vous aurez prise blanche ou que vous aurez teintée avec un surteint correspondant à la couleur de la couche finale ; mais ne dépassez pas la dose de 20 0/0 de surteint, car, autrement, la sous couche ne pourrait plus sécher.
Laissez sécher cette couche.
- Poncez à l’abrasif à l’eau c’est un papier imperméable avec un grain très fin (400). Trempez le dans l’eau ; pendant qu’il trempe, passez une éponge humide sur toute la surface à poncer puis passez une savonnette légèrement mouillée, en faisant des cercles de façon à savonner toute la surface à laquer ; mais attention, il ne doit pas y avoir de mousse.
Ce coup de savon évite qu’au ponçage, le papier abrasif ne « bourre », c’est à dire ne se charge de peinture.
Retirez le papier de l’eau, secouez le ; il ne doit pas être trop mouillé et commencez à poncer, sans appuyer et, surtout, sans attraper la « perce », ce qui arrive si vous appuyez trop : vous atteignez la peinture de sous couche et même l’enduit.
Poncez en faisant de petits cercles sur toute la surface à laquer, le plus régulièrement possible.
Passez un coup d’éponge pour enlever le savon, les déchets, etc. puis essuyez à la peau de chamois humide.
Laissez sécher.
- Passez une sous couche de laque : utilisez pour la passer une brosse plate dont la dimension varie suivant la surface à laquer (spalter entre 14 et 26 cm de large pour les bonnes surfaces) ou une brosse plate de plus petite dimension, si la surface n’est pas importante, ou si vous êtes débutant.
Passez la brosse toujours en croisant.
Si vous n’arrivez pas à croiser le mouvement en une seule fois, ne repartez pas à l’endroit où vous vous êtes arrêté, mais de plus bas, en remontant et en dépassant l’endroit de l’arrêt. Le geste d’arrêt ne doit pas être sec, mais suivre une courbe lorsque vous remontez la main en l’air.
Pour avoir une belle profondeur de laque, il faut mater toutes les couches jusqu’à l’avant dernière comprise. Pour cela, poncez toujours très légèrement avec un abrasif à l’eau encore plus fin (540).
- La dernière couche de laque ne doit être ni trop liquide, ni trop pâteuse. Diluez très légèrement au white spirit si la laque est vraiment très épaisse.
Evitez toutes les coulures. Si vous en faisiez, poncez jusqu’à ce qu’elles disparaissent complètement.
Pour éviter les coulures, ne chargez pas trop la brosse.
Si un poil de la brosse reste dans la partie que vous venez de laquer, reprenez le en tenant la brosse dans le sens du geste que vous faisiez au moment où vous l’avez perdu, mais les poils de la brosse tournés vers vous. N’essayez pas de l’attraper d’une autre façon, vous ne feriez qu’abîmer la laque.
Laissez sécher la laque, toujours dans une pièce à l’abri de la poussière, plusieurs jours.
Si vous devez laquer une grande surface et que vous n’ayez pas l’intention de faire une laque à la chinoise, contentez vous alors de :
- poncer après avoir bouché tous les trous avec de l’enduit serré au plâtre ;
- passer une couche d’enduit maigre ;
- poncer ;
- passer une sous couche glycérophtalique au rouleau que vous lissez ensuite à la brosse, en croisant
- passer une sous couche de laque diluée de 10 0/0 au white spirit également au rouleau, puis lissez à la brosse ;
- passer enfin la coyche de laque au rouleau que vous lissez ensuite à la brosse en n’oubliant pas naturellement de croiser .

